OR-LA-LOI

Or-la-loi décloisonne les genres écrits : romans, poésie, théâtre, récits dans tous leurs états. Cette collection réunit des textes où l’écriture est au travail – une écriture de l’épreuve qui produit du sens au-delà ou en deçà de toute idéologie.

DESSINSDÉCRITURES

DessinsDécritures publie des textes dessinés/tracés inédits qui se regardent puis se lisent tout en continuant à se regarder. Née du parti-pris que l’écriture émerge dans l’acte rituel qui la trace, cette collection inscrit le débat sur l’écriture à la frontière de l’art et de la poésie et questionne les “racines de l’écriture”.

MÉTEMPSYCOSE

Métempsycose est consacrée à la poésie performative. Si le la performance est une actualisation des processus d’écriture poétique dans l’espace, le livre en est une autre dans la page. Les processus en jeu migrent vers un autre corps, animent une autre matière. L’oeuvre s’éprouve dans l’immédiateté du livre en deçà de toute représentation, de toute documentation. Ni livre d’artiste, ni archive nécrologique.

MA BIBLIOTHÈQUE

Ma Bibliothèque invite mathématiciens, musiciens, chorégraphes, écrivains, artistes plasticiens, cinéastes, architectes, avocats, médecins, sociologues, urbanistes… à ouvrir leur bibliothèque réelle et/ou imaginaire. Chaque livre retrace, au-delà ou en deçà de son rapport au livre, l’aventure d’une personnalité ́ et offre, par un détour du sens, une plongée dans l’univers créatif d’une vie. De nature nécessairement différente (essais, fictions, confessions, pamphlets, collections, catalogues raisonnés, récits d’entretien…), les textes – imagés ou non – de cette collection deviendront les reflets de la diversité des auteurs – de la bibliothèque jamais universelle, toujours singulière. […]

Le motto

Raconte-moi ta bibliothèque, je saurai qui tu es. Brillat-Savarin, dont La Physiologie du goût débute par « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », ne renierait pas cet aphorisme.
À la fois histoire de textes et trames analogiques, espace physique et mental, intimité et construction symbolique, désir et raison, oubli et mémoire, la bibliothèque révèle le lecteur.

L’esprit

Comme chaque révolution technologique, la révolution numérique modifie profondément le rapport de l’homme à la connaissance, à sa production, à sa transmission et à sa conservation, mais surtout elle répète l’éternel débat sur les enjeux de la connaissance entre détracteurs amèrement nostalgiques et apôtres d’une technologie miraculeusement rédemptrice.
Curieusement, au moment même où, par la grâce du numérique, tout le monde semble disposer d’un accès immédiat et absolu à la bibliothèque universelle, ce mythe né avec l’écriture et bien avant le livre se délite – n’a plus de sens. La multiplication des projets Gutenberg (initié dès 1971), Google Books ou autre Gallica désintègre cette utopie et replace le singulier au cœur de la bibliothèque.
La bibliothèque est une histoire d’Homme – elle est collection. La bibliothèque relève de l’esprit ludique du lecteur – elle est une construction qui raconte une aventure particulière, celle de la vie du lecteur avec ses lots de rencontre et de séparation, de joie et de malheur, d’espoir et de déception, de choix et de renoncement.

LE CINÉMA DES POÈTES

Le cinéma des poètes, dirigé par Carole Aurouet, éclaire les rapports qu’entretient la création littéraire avec le cinéma. Chaque opus prend la forme d’une monographie sur un poète et offre un voyage critique à travers son œuvre, scenarii, articles, entretiens… – ou la forme d’une étude transversale. […]

Par poète, il est entendu tout créateur qui cherche à innover au-delà des cadres imposés, à l’instar de la définition qu’en donne Guillaume Apollinaire : « celui qui découvre de nouvelles joies, fussent-elles pénibles à supporter. On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte »1. Cette acception large dépasse donc de loin le recours éventuel à la forme versifiée.

Cette collection prend la forme d’essais monographiques sur des poètes ayant entretenu une relation avec le ci- néma. Sont analysés principalement les écrits critiques (articles, chroniques, entretiens ; publiés ou inédits) et les écrits scénaristiques (du synopsis au découpage technique, en passant par la continuité dialoguée, le traitement ; publiés ou inédits). Une approche génétique peut être ponctuellement proposée.

Les visées sont nombreuses : réhabilitation de tout un pan de l’oeuvre de ces poètes, apport documentaire in- déniable, nouvel éclairage sur l’histoire du cinéma, rééquilibrage de la conception des rapports entre cinéma et littérature (trop souvent abordés sous le seul prisme de l’adaptation littéraire et de la fidélité de l’oeuvre cinémato- graphique à l’oeuvre littéraire, dans un rapport qui n’est pas égalitaire), etc.

HISTOIRE FIGURÉE

Histoire figurée, collection historique des éditions Jean-Michel Place dirigée par Carole Aurouet, publie des livres construits dans le croisement d’archives écrites, de films, de photographies, d’estampes, de textes littéraires de prose ou de poésie, et de références. Il s’agit de partager avec le lecteur une expérience en donnant à la compréhension de l’histoire une forme non seulement écrite mais visuelle.

LA VIE DES ŒUVRES

Etudier La vie des œuvres, dirigée par Roland Huesca, c’est construire le monde à partir de leur mode d’existence et du regard qu’elles posent alentour.

Une chaussure (celle de Van Gogh ou d’un autre), la Tour Eiffel, une œuvre d’art ou plusieurs, des poèmes, etc., pour devenir ce qu’elle sera, chaque œuvre s’inspire de l’air du temps ; plus justement, dialoguant avec son auteur, elle identifie, sélectionne, intègre et accommode des atmosphères de savoir et de savoir-faire perçues dans la singularité de son époque. […]

D’emblée, l’affaire semble délicate. Car ni comparables ni équivalentes, œuvres et sociétés n’embrassent pas les mêmes niveaux de réalité. La notion de société englobant forcément celle des objets et des œuvres, la tentation est grande d’envisager chaque création d’un point de vue strictement social et historique. Cependant, ce type d’analyses méconnaît trop les spécificités esthétiques (mode de création, de réception, etc.) des objets considérés. Aussi, l’idée est ici de se tourner en premier lieu vers l’œuvre et ses modes d’existence plus que vers les cadres et contextes qui l’entourent. Dès lors, le problème se déplace. Les matrices sociologiques ou historiques ne conditionnent plus les catégories esthétiques, mais ces dernières cherchent à s’élargir jusqu’à contenir le caractère social et historique des objets créés. Dans cet esprit, les œuvres condensent les lignes de force des contextes qui les font naître, et dans lesquels elles prennent la place qui leur revient en fonction du statut que les hommes leur accordent à un moment historique donné. Par cette place et ce statut, leur présence conforte ou bouscule le monde dans lequel elles s’inscrivent en scellant ou en fondant les attentes et les aspirations du public à qui elles s’adressent. Saisir ces instants, c’est comprendre la société dans une dynamique où chaque objet, chaque œuvre, joue son rôle dans les instants mêmes de la vie quotidienne. À ce moment, selon la formule d’Umberto Eco, l’œuvre devient «une métaphore épistémologique» indiquant la manière dont une culture produit, conçoit et envisage la réalité représentée à un stade donné de son développement.

KALÉIDOSCOPE

Les biographies de Kaléidoscope, à partir d’aspects singuliers de la vie et de l’oeuvre d’écrivain ou d’artiste, offrent au lecteur un voyage où des fragments de vie –autant de miroirs animés – réconcilient les termes apparemment opposés de la permanence et du changement, de l’identité et de la différence, pour donner à la figure l’épaisseur de la vie.

ARTRAVERSÉE

ArtrAversée, consacrée à l’art contemporain, offre une réflexion sur la trace et le mouvement par l’édition de livres qui fonctionnent comme l’œuvre. Si l’exposition est une actualisation de l’œuvre, le livre doit en être une également et ne pas se réduire à un catalogue ni à un document.

L’ART À L’ÉCRIT

L’art à l’écrit, dirigée par Igor Sokologorsky, publie des écrits d’artistes dont l’écriture naît d’une pratique nécessairement confrontée à l’espace socio-politique toujours répressifs – une écriture qui actualise leurs processus artistiques en deçà et au-delà de l’« œuvre » d’art.

REGART DES SCIENCES

Regart des sciences, dirigée par Olga Kisseleva, est une croisée de regard entre les sciences dures et les sciences sociales sur l’art contemporain avec ses enjeux numériques, biologiques, nano-technologiques, anthropologiques, territoriaux…

COLLECTION PARTICULIÈRE

Collection particulière, collection historique des éditions Jean-Michel Place, est à la fois singulière et plurielle. Singulière dans sa présentation et plurielle par la diversité des sujets abordés. Son ambition est de suivre, sous forme de parcours, la préoccupation de ses animateurs et leurs engagements envers l’art contemporain, l’architecture, l’urbanisme, les arts plastiques, la photographie…

LES CAHIERS DE GRADHIVA

Cahier Gradhiva, dirigé par Marion Jeantet-Laval, privilégie des textes contemporains tout en poursuivant le travail de publication amorcé par la collection historique des éditions Jean-Michel Place qui s’est construite autour de deux séries : la réédition/traduction de textes anciens/difficilement accessibles et les études portant sur l’histoire et l’épistémologie de l’anthropologie.

PLACE EN POCHE

Place en poche accueille tous les genres – littératures française et étrangère, poésie, roman, théâtre, essai, biographie… Des textes inédits ou jamais traduits en français dont le format poche ne dénature pas la portée et permet d’atteindre le plus grand nombre.